au frais des mots


Dans les ultimes vapeurs de nos haleines odorantes

Sous les marquises fanées du coton de nos nuits,

La porte claquée, le corps disparu, j’attends,

Dépression naturelle, profonde et abrupte

De nos amours si solidement emmêlés

Je frôle en permanence un gouffre étrange.

 

Aux bruits, aux cris et aux soupirs endormis

Voici que succèdent les longs silences

Et les innombrables petites misères de ma vie

Soudainement appauvrie.

 

Paralysie de ma douleur

Tueur de mes hémorragies

Te voici disparition

Dis, quand t’en reviens-tu ?


 24 octobre 2009

Lun 16 nov 2009 4 commentaires
Remplaçant le parfum de tes cheveux
J'installe des dalles de pierre
Sur les fleurs de mon jardin
Certitudes inventées où je pose mes pieds
Germes de mes illusions pour toi
Qu'aussi bien un seul mot d'ailleurs
Fleurirait sa douce pulvérisation
Pas là pas là là - le 25/10/2009 à 12h26
C'est une façon comme une autre, merci.
Soleildebrousse
jamais tu n'assènes, souvent tu mords dans les mots, et je déglutis.
emmanuelle grangé - le 29/10/2009 à 11h30
Merci. Je ne sais pas parler des textes.
Soleildebrousse
le vide, en creux.
hervé pizon - le 15/11/2009 à 16h48
donc, le plein existe.
Soleildebrousse
Peut-être que toutes les histoires d'amour se terminent par une question.
Maximus Bob2bob - le 16/11/2009 à 10h24
oui, ça me fait penser à un tas de questions d'ailleurs ! ça pourrait même être amusant d'en dresser la liste !
Soleildebrousse