au frais des mots



Au bout du fil je me balance

Les yeux ouverts de tant d’attente

Au bout du fil le long silence

Et le bruit de mes vertèbres dissonantes

 

Je suis là, paisible et sereine

Le vent m’accroche à son haleine

 

Au bout du fil je me tortille

Au gris de mes paupières plissées

Au bout du fil ma destinée

Et le cri du rêve encore avorté

 

Tu me regardes, je te souris

Ma langue violette te fascine

O destin, ô mon cœur brisé

 

Au bout du fil, une fois de trop

Le silence - seul - répondait.

 



Pour les impromptus....
Jeu 9 avr 2009 3 commentaires
Terrible et très réussi, ce poème !
Danalyia - le 08/04/2009 à 12h01
Merci... je ne sais pas quoi en faire en fait...
Soleildebrousse
Une bien jolie langue
Gondolfo - le 08/04/2009 à 14h57
Bonjour Gondolfo ! ça fait longtemps que je ne t'avais croisé...
C'est gentil d'être passé :)
Soleildebrousse
Funambule, on s'avance funambule,
incapable de savoir si comme le dit Julos on a ou non "coupé le câble sous-marin qui me reliait à vous…et vous me revenez par intermittence"
babel - le 09/04/2009 à 07h41
J'aimerais pouvoir lire entre les lignes... je me contenterai du courrier habituel.
Soleildebrousse