au frais des mots




Aux artificiels sentiments de mica bleu pâle

Transparentes veinules aux  parois fragiles

Si faciles à éventrer

Je préfère l’épaisseur et la profondeur des vases

Dans lesquelles je chemine

 

Peu de lumière ici,

éclairages publics défaillants

Mais la réfraction y est d’or et de poussières

Et les sombres strates amortissent les douleurs

De mes noyades intimes

 

Dans les mondes obscurs qui sont les miens

Les éclats sont de verre et tranchants comme des rostres

 

Toute violence est bannie, goudronnée

Depuis bien longtemps

Quelques coups de plumes

En sont les seules traces archéologiques

 

Vertiges archaïques de mondes anciens

Contre lesquels j’ai longtemps lutté

Et dont je refuse de voir

Les fossiles

 

Ni comparution ni défilé

 

Communication à peine audible

Assourdie par la profondeur

Des eaux marines

Mais contacts réguliers sinon permanents

Ainsi

Nous veillons à la paix.




Mer 7 jan 2009 3 commentaires
Soleil, Comme je te l'ai déjà dit, j'aime beaucoup ta poésie! À mon tour de te transmettre mes voeux pour 2009. Je te souhaite du bonheur et tout ce qu'il y a de mieux pour toi! Bisous et à bientôt, Karine
Karine - le 08/01/2009 à 14h33
Lunette noires contre les cruels contraste des éclairs de mémoire . Pour la paix présente,passive sérénité :La solide chape de marbre noir d'une lointaine Carrare ,basculée sur la tombe d'incertains souvenirs .
yellow sailboat - le 09/01/2009 à 20h33
Tous les censeurs en mission sont en vacances, dans leurs bureaux déserts flottent des relents de poussière, et dans ma cave, solitaire, le dragon qui me hante se demande pour qui allumer la chaudière...
babel - le 11/01/2009 à 09h59