au frais des mots
Mords le ventre, mords
Presse-toi contre celui que tu désires
Avant qu'à tout jamais la mort- ton bel amant - emporte
Et écoute naître le venin du plaisir
Pince le ventre, pince
Etire les fibres de l'attente
De l'ophidie barbue qui prend la fuite
Et écarte les chairs secouées par le doux fouet
Ouvre le ventre, ouvre
Les vannes à l'odeur de menthe
Les mains salées qui ensorcellent et se faufilent
Et respire la peau sucrée qui s'abandonne
Chante le ventre, chante
Entonne l'ode à la vie puis celle à l'amour
Et sous le bruit répété de nos charivaris.
Fond enfin le verre pilé de nos vies.
23 septembre 07