au frais des mots
Voici le cri des engoulevents
Sur le bitume inconnu
Circulent sans protection
Les âmes enfantines
L’exil me fait souffrir
Je tire l’oreille
J’écarte mon cœur
Cherche à capter
Leurs rires
Seul les bruits de la nuit
Répondent à mon appel
Je suis seule
Mon ventre est vide
À jamais.
Ven 4 jan 2008
1 commentaire
l'émotion qui se dégage de ton écriture a une intensité magique. ce que tu nous dis sans le dire, plus en l'évoquant avec sensibilité et justesse, qu'en le hurlant n'en a que plus de force.
La forme courte que tu utilises, l'absence de ponctuation que vient renforcer le point final, ces sonorités graves ("engoulevents" , "seule", "ventre"...) qui s'opposent aux sonorités plus aigües ("inconnu","rires", "nuit"...) servent à merveille le déchirement, cette souffrance à mi-chemin entre résignation et révolte.
Superbe.
Patrick - le 04/01/2008 à 14h47