au frais des mots
La vie c'est comme une plaque de métal dans le dos, glissée entre la chemise et la peau.
Au moment du départ il faut juste accepter l'idée qu'on va vous la retirer. C'est comme chez le docteur, faut pas se contracter, faut y mettre de la bonne volonté.
Au moment où un sac plastique vous étouffe et qu'on vous inonde d'un litre de whisky pour faire croire à une odieuse mascarade, à quoi peut-on penser ?
Je vois des yeux exorbités, ou étonnés… mais qu'importe, je ne le saurai jamais.
La vie c'est comme un souffle chaud qui vous glisse dans le cou.
Au moment du départ, il faut juste fermer les yeux très fort et inspirer une dernière fois pour en garder l'odeur.
Au moment où la coque du bateau censé venir vous sauver de la chute que vous venez de faire (parce que ce jour là, pressé, vous n'avez pas mis votre gilet de sécurité) – vient vous fracasser une dernière fois la tête, à quoi peut-on penser ?
Je vois des yeux effarés, ou désemparés… mais qu'importe, je ne le saurai jamais.
La vie c'est comme un vieux livre dont on tournerait indéfiniment les pages. Au moment du départ, on n'en a plus besoin, on le connaît par cœur, il faut juste accepter de le poser sur une petite
table en sapin.
16 août 2007
poignant.
Merci d'être passé.
Ph. Elmette
Tes mots sont très bien choisis.
Amitiés Mirélie