au frais des mots
C'est un jour qui le renvoie à l'enfant à terre
Secoué par un chagrin féroce qui l'agite en tous sens
Vagues rondes et profondes
Il relève la tête, ses yeux sont vides puis froids
A chaque fois c'est la même chose
Il attend quelque chose qui ne vient pas
Il attend trop
De tous et de toutes
Enfant meurtri
Enfance volée
Il pleure
Là, bêtement, abandonné
Il veut éperdument qu'on l'aime
Et rien ni personne
Ni même la plus fidèle des amantes
N'y pourra rien changer
Et c'est ainsi qu'il se meurt de ne pouvoir s'aimer.
Sam 17 jan 2009
2 commentaires
renvoyé vers les anicroches, les hématomes, et la difficultés d'aimer ses plaies, comme H. Böll l'écrivit dans die Blasse Anna, histoire d'amour où le personnage central, Anna, porte sur son visage devenu pâle les lourdes cicatrices de la guerre tout juste finie....
babel - le 18/01/2009 à 10h03
Tes mots sont comme des galets qui ricochent pour l'enfant planté au haut de la page.
Soleildebrousse
Ça me rappelle une chanson des années 90 qui disaient à peu prés cela : "elle est partie pour si longtemps et toi tu dis , elle revient quand ? " Mon fils petit avait 2 ans il disait : " elle est où minman ? ".
C'est loin tout ça ... je ne devrais pas ... mais , c'est à cause de toi .
J.Pierre Sailboat - le 27/01/2009 à 01h01
A cause de moi.. faut pas. La vie devant soi, elle disait.. n'est-ce pas ? Allez, hauts les coeurs.
Soleildebrousse