Alors qu’Alexandre continuait de bricoler dans la cuisine, Adrianne ouvrit la porte de la chambre, envoya valdinguer son sac et s’effondra de tout son long sur le lit. C’était un meuble en bois brut, un peu grossier, très bas, placé parallèlement à la baie vitrée qui donnait dans le jardin. Le matin, elle avait fermé les stores et la lumière […]
Le couple se tenait dans la cuisine. - Ah ! Ne me touche pas, tu as encore les mains glacées ! s’écria Alexandre en la repoussant des deux mains. - C’est la mort qui m’emporte, répondit sentencieusement Adrianne en pivotant sur ses talons. Elle quitta la pièce. Ça faisait des semaines maintenant que la jeune femme avait froid. Ça s’était […]
PS: Je ne retrouve pas le texte... il a pourtant déjà été édité... Faudrait que je range un peu ! 3 février 2008 Ce matin-là, le brouillard ne se leva pas. Une fois le réveil éteint, Helena entreprit de chausser les minuscules claquettes qui lui servaient de mules et se dirigea vers la cuisine. Les murs, laqués d’un rouge profond, […]
L'esprit rattaché par un lien invisible aux quatre cœurs qui battent loin de lui, l'homme chemine les mains crispées au fond des poches du long manteau de laine noire. Le dos courbé, il lutte contre le vent violent qui l'empêche de progresser dans les rues désertes de ce quartier. La pluie cingle quelques devantures perdues dans l'alignement […]
Il pleut. Peu à peu au cours de la journée, la luminosité s’est réduite. Les fenêtres, légèrement grises, dénuées de rideaux – elle a toujours aimé la manière hollandaise - laissent entrevoir la rue. Elle aime beaucoup la pluie. Cela n’oblige pas au bonheur, c’est simple et ça rend heureux les jardiniers. La rue comme une mer. Marée d’hommes […]
Vient toujours le moment où elle s’attache. C’est forcément insidieux. Un mot, un regard et certainement un contact. Une main, une légère impulsion du coude, une mèche de cheveux qu’elle déplace, comme ça, juste pour mieux voir au-dessus de leur tête ou en arrière de leur dos. Un souffle. Le mouvement des choses reste imperceptible. Mais, elle […]
Sous le cerisier, le 1 mai 2008. Mon amour, Voici revenu le temps des cerises. Je suis allongée sur l'herbe. Mon dos douloureux repose mollement sur un coussin de soie. De cette soie si rare et si chère que tu m'as rapportée de ces lointains pays où je n'irai jamais. Je porte une belle robe blanche. C'est du coton. Il n'est pas aérien, il a la […]
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