Dans l’oubli de l’été déjà trépassé

Aujourd’hui

Grand tapage.

C’est le vent fou, le vent gourmand

Qui fait claquer bien haut le drap de toile bleue

Et arrache les linges trop négligemment attachés

Mélangeant les haleines des plantes odorantes

Aux odeurs des étiers asséchés.

 

Repliée dans la cuisine j’écoute.

Les volets grincent sur leurs gonds

Tout s‘arc-boute

On se croirait pleine mer.

Au bois des portes agglutinés

Seuls innocents

Les escargots somnolents attendent l’automne

ça chambarde un peu plus fort.

C’est le vent qui s’entête à vouloir mettre tout pêle-mêle

Mèches folles yeux aveuglés

Les vitres tintent et frissonnent

Mon cœur tressaute aux coups du sort

Redoutant les souffrances à venir

 

Dans l’extrême agitation qui s’est emparée de la maison

Un reste de ta voix résonne entre les murs

Tu t’es cru fort, l’as clamé bien haut

Mon bel amour, le vent semble t’entendre encore

Et ralentit sa course

Je respire un peu moins vite.

Pourtant, sur la chaise

Au creux de ta chemise abandonnée

Là, entre les deux os, une tache ronde.

Elle souille ton vêtement

C’est une simple tache.

Une tache inaperçue,

Une tache qui se cache

Et que je n’ai jamais vue.

De fait, je n’arrive pas à l’identifier

Le vent la soulève

Respiration régulière

Gonfle et dégonfle

La tache

S’essouffle.

 

Je prie pour elle

Trace de ta fragilité

Et j’attends ton retour.

 

 

28 août 09

Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 09:08

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