J’aimerais vous parler de mon coach personnel.

J’ai rencontré Pierre alors que je passais une semaine de vacances dans une station balnéaire de la côte bretonne. J’avais choisi l’option fitness, détente et randonnée.

Quelques jours avant mon départ, je m’étais acheté un pantalon de coton noir. Un de ceux qu'on trouve si facilement dans les grandes surfaces de vêtements sportifs. Heureux présage, j’avais même réussi à dégoter la taille qui me convenait. Il faut avouer que quand on mesure à peine un mètre soixante, la longueur des jambes de pantalon vous pose toujours un sérieux problème. Un peu plus tard, ma chance s’était poursuivie au rayon tee-shirts et j’avais mis la main sur le top parfaitement coordonné, donc noir.

Je considère très sérieusement que le sport n’est pas une petite plaisanterie et qu’il faut le pratiquer dans des conditions optimales. J’ajoute que je passe mon temps à proclamer haut et fort que c’est la ligne qui fait le confort ! Pourquoi tant de femmes considèrent-elles les diktats de la mode comme absolument incontournables ? L'estéhtique ne devrait être qu'un critère secondaire. À mon âge, le noir, c’est vraiment ce qui se fait de mieux. Sobre, neutre, et efficace.

Pour les baskets, j’avais recyclé ceux de mon frère paralysé depuis un malencontreux accident de voiture. Lui et moi, ça fait un moment qu'on fait la paire. Au fur et à mesure que nous vieillissons, nous faisons quasiment la même taille. Du coup, ça me permet de faire de furieuses économies. Je lui emprunte ses pantalons, ses chemises et aussi parfois comme cette semaine-là, ses chaussures de sport. En vérité, je les ai quasiment accaparées, mais j’ai encore la politesse de les lui demander ! Lui ? il se contente de porter mes vieux pulls.

 

Cinq paires de chaussettes, une casquette publicitaire à visière fumée plastifiée et mon nécessaire de toilette (shampoing aux orties, brosse à dents et crème de jour) sont venus compléter la trousse à pharmacie (un tube de Biafine, un kit d’Aspivenin, du Dermophil indien, et une boîte de préservatifs dont j’avais soigneusement vérifié la date de péremption).

Le matin de notre rencontre, cela faisait deux jours qu’un soleil terrible accablait la petite promenade et je profitai d’une accalmie pour me lancer dans une randonnée pédestre niveau « une étoile ». Généralement, je suis plutôt casanière, mais, là, le vent ou l’absence de travail, que sais-je encore, m’avaient insufflé un énergie inouïe. Je me sentais revivre. Le séjour se révélait au-delà de mes espérances : des compagnes engageantes, une nourriture copieuse, une ambiance calme et détendue. Pour une personne comme moi, pourvue d’un esprit paisible et propice au recueillement, tout cela augurait un charmant repos en cette première quinzaine de mois d’août.   

 
 

[…] à suivre

Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 17:00

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