Aux artificiels sentiments de mica bleu pâle

Transparentes veinules aux  parois fragiles

Si faciles à éventrer

Je préfère l’épaisseur et la profondeur des vases

Dans lesquelles je chemine

 

Peu de lumière ici,

éclairages publics défaillants

Mais la réfraction y est d’or et de poussières

Et les sombres strates amortissent les douleurs

De mes noyades intimes

 

Dans les mondes obscurs qui sont les miens

Les éclats sont de verre et tranchants comme des rostres

 

Toute violence est bannie, goudronnée

Depuis bien longtemps

Quelques coups de plumes

En sont les seules traces archéologiques

 

Vertiges archaïques de mondes anciens

Contre lesquels j’ai longtemps lutté

Et dont je refuse de voir

Les fossiles

 

Ni comparution ni défilé

 

Communication à peine audible

Assourdie par la profondeur

Des eaux marines

Mais contacts réguliers sinon permanents

Ainsi

Nous veillons à la paix.




Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /2009 19:47

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