Mords le ventre, mords

Presse-toi contre celui que tu désires

Avant qu'à tout jamais la mort- ton bel amant - emporte

Et écoute naître le venin du plaisir

 

Pince le ventre, pince

Etire les fibres de l'attente

De l'ophidie barbue qui prend la fuite

Et écarte les chairs secouées par le doux fouet

 

Ouvre le ventre, ouvre

Les vannes à l'odeur de menthe

Les mains salées qui ensorcellent et se faufilent

Et respire la peau sucrée qui s'abandonne

 

Chante le ventre, chante

Entonne l'ode à la vie puis celle à l'amour

Et sous le bruit répété de nos charivaris.

Fond enfin le verre pilé de nos vies.

 

23 septembre 07

 

Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /Fév /2008 13:04

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