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La chaleur est étouffante
Les journées trop longues, mon éloignée
-Endormie dans les bras de l'automne
Rayonnement joyeux de tes feuilles
Sans moi -
Les volets verts refermés
Abandonnés, les vélos se mettent à rouiller du noir
Dans la pénombre de la grange
Les grands oiseaux reprennent place
Nous maudissant de les avoir chassés un temps
Ils ébattent leurs plumes et prennent leurs quartiers
Blancheur du duvet qui filtre dans l'air et atterrit sur la terre brune
Ici tout est ocre et vert
Et différent….
Mon esprit divague et imagine leurs chuchotements outrés
Ulcérés de tant d'outrecuidance
N'en finissant pas de discourir sur notre passage
Ici, c'est la pluie de septembre qui s'amène
Les grands seaux d'eau dégoulinent sur les palmes
Mon coeur est broyé par l'absence
Mon éloignée me manque et je pleure
Destin futile que le mien qui s'enracine ailleurs
Je sais qu'elle m'attend
Au fond des longs placards les confitures vermeilles se taisent désormais
Et les bonbons si généreusement donnés à poignées s'ensuquent dans un profond sommeil
La porte de l'armoire ne s'ouvrira plus pour offrir ses torchons ou ses nappes de fête
Ici les nuits sont chaudes et bruyantes des climatiseurs qui glacent les peaux nues
Les corps qui veulent s'aimer doivent se protéger
Et les yeux habitués aux grandes fenêtres ouvertes
Doivent composer désormais avec les barreaux étouffeurs de coeurs
C'est un monde où tout s'oppose, mon adorée
Et nous sommes trop souvent du mauvais côté
Ici tout est ocre et vert
Et différent…..
12 août 2007