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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 09:50
Je pars marcher une semaine sur les traces de la folle et de son coach personnel... prions le ciel que je puisse la croiser au détour d'un chemin de douanier....j'ai quelques questions à lui poser afin de pouvoir poursuivre... tant qu'à Pierre...!!
Ha ! Bretagne ! me voilà !

Pas d'ordi... juste un carnet et un boîtier. Alors à dimanche prochain.

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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 19:28
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 19:26
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 18:36
  • Ho la la …ma pauvre petite, faut que tu fournisses partout…
  • La grande Catherine, elle parle toute seule, elle raconte toute la rue…
  • T’as encore fait quelque chose d’extraordinaire !
  • Le buis faudrait le tailler, non ?
  • Déjà ? ha, bon…
  • On n'est pas là pour parler de choses tristes.
  • Je ne te dérange pas ? non ? Parce que tu sais, j'aime parler toute seule...
  • Ho, nom de nom...
  • J'adore les oeillets, mais j'exècre les rouges. J'ai une raison très sérieuse de les exécrer...
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 09:50
Pas un mot en vue. Un silence total. Je suis sur le coach. J'y pense. J'ai du mal à y croire. Peut-être qu'il n'y aura rien. De toute façon, en ce moment, il n'y a rien. J'ouvre simplement les yeux.
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 09:48
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 09:47
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 19:21


Aucune des trois n'a vraiment un livre pour réfléchir entre les mains.. mais qu'est-ce que ça fait du bien !
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 14:22


Je suis là sans être là.. je suis un peu en arrière, légèrement partagée.. un corps et un esprit en veille... je me dis qu'ils n'ont plus besoin de moi. Enfin, pas comme avant.
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 13:55
Pour ceux qui ne l'auraient pas vu... ça se poursuit... c'est un peu fou...non ?
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 19:29


PS : Je suppose que comme moi, vos yeux ont été inondés de R.I.P dès que vous avez voulu ouvrir votre écran de télé ou d'ordi, twitter et cie... Je n'ai rien contre qui que ce soit, mais je n'aime pas les apitoiements mondiaux, encore moins les idoles.
R.I.P : Rest in Peace.

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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 21:11


Pour différentes raisons, techniques et professionnelles, je suis à la baille.
Alors, merci à Emmanuelle de m'avoir posé une question silencieuse.
Je reviens un de ces jours.
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 12:41

Petit exercice de style à partir d'un débat lancé par Babel et que vous retrouverez-ici :

... le pb avec myspace c'est que si on n'y a pas d'espace, on ne peut pas y laisser de commentaire, mais si la réflexion vous intéresse, il prendra vos apports et les mettra lui-même en commentaire. Ce texte est déjà là-bas, sous publication anonyme, simplement parce qu'il n'y a aucun sens pour moi à ce que les lecteurs de là-bas sachent que je suis ici.

Emma. l'a déjà tenté, cela ne sert strictement à rien. Le net est compartimenté et hierarchisé de façon presque inéluctable. Du genre : "dis moi où tu t'exhibes et je te dirai qui tu es."

 


2009 : Je publie mes sécrétions sur un blog. J’écris pour raconter ce que je vois, ce que j’entends, ce qui me heurte ou m’amuse. C’est un goutte à goutte un peu terrifiant. Mon corps en est la molette en plastique, vaguement jaune, un peu pâle parfois quand je me relis et que la tension me rigidifie légèrement. Le liquide vient du cerveau où s’est fiché un cathéter planté à même la peau fine, palpitante, de ma tempe. Le résultat en est un effet un peu bleuté comme une ancienne maladie du sang. Puis, il traverse le cœur, surgit dans le conduit que représente ma main et se prolonge dans l’encre du stylo. Le bleu devient noir, sombre, épais, compact, dense. Il s’écoule.
J’écris pour donner la parole à l’autre, le muet, l’anonyme, l’enfoui dans la foule. Je crois bien au fond de moi, que je crie. Une souffrance. Murmure à peine audible, isolé dans la multitude. Ça sort de moi. Ça ne prévient pas. Dans un certain sens, sur la page du blog, le vide devient alors réflexion, voire repli dans les méandres de la matière synthétique, reflet intérieur vidé à l’extérieur. Je suis là sans être là. 
Au tout début, j’avais beaucoup de choses à me dire et puis le flux s’est ralenti. Dans le conduit transparent, souvent catarrheux, par instants traversé d’îles spumeuses, rarement translucide, je vois la vie qui s’écoule. Ça crachote, je règle mon écoulement. Et puis plus rien, silence total. Je me dis parfois que je suis ce tube creux. Faussement imperméable. J’écris pour être lue. Oui, je crois vraiment que j’écris pour être lue et entendue. 

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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 19:38

Vieille photo
...Sur les champs ce jour-là, une publicité dans un magasin de luxe... le sol, les passants, les machines...
De quoi laver le plus beau des linges sales...reflets de notre monde.



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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 21:52

 

Le vendredi soir, la mère préparait les sacs de couchage, les rechanges et la glacière.

A la fin d’une série de minutieux préparatifs, un gros tas de petites choses (très sérieuses et très bien agencées) prenait place près de la porte d’entrée. Alors, la mère s’en retournait vers d’autres occupations moins délicates et se mettait paisiblement à penser aux deux belles journées qui venaient.

Pourtant, chaque fin de semaine c’était presque la même chose. A peine tournait-t-elle le dos que des ombres furtives glissaient entre les murs de la maison. Dans une silencieuse agitation un ballet muet se jouait sur une musique inaudible, dans l’obscurité qui enveloppait le couloir familier. Chaque nouveau passage occasionnait un dépôt et par conséquent un léger accroc au gros tas bien ordonnancé de la mère.

À vingt heures, le plus petit y coinçait légèrement sa pelle, son râteau et un sac de billes en terre, couvrant pieusement le tout d’un seau écarlate retourné et posé de guingois. Trente minutes plus tard, les jumeaux envahissaient l’espace à leur tour. Les deux grands entassaient de concert leurs palmes noires cerclées de deux masques bleu-turquoise aux élastiques un peu durcis par le sel de mer, créant sur le seau du petit un cabosse disgracieuse. Le recoin paisible le dissimulait aussitôt. Deux heures encore et, le père avant d’aller se coucher se contentait de soupirer tout en poussant du pied le monticule pour y joindre la boîte d’hameçons et les longues cannes à tiges télescopiques.

Heureuse de ce qui se préparait, la famille, conciliante, au matin du samedi, transportait le tout jusqu’au coffre de la vieille voiture dans de grandes vociférations rieuses et de maladroites justifications (pour le seau du petit).

Il ne faut pas croire qu’il y avait quelque chose de luxueux dans cette possibilité de partir tout un week-end. Non, chaque fin de semaine, quelque chose de très simple se renouvelait. Ils traversaient la lagune et rejoignaient le bras de mer permettant ainsi à chacun des membres de se réinventer pendant deux jours en Robinson de fortune.

L’endroit était une vraie merveille. Un cabanon de vieilles planches. Une bicoque surélevée sur le sable très blanc, un peu aveuglant entre de larges palmes vertes, d’un vert très tendre, ajourées comme des fibres de raphia teinté. Dès la moitié du parcours, elle se profilait au loin.

On ne tenait plus en place, ça chahutait, ça criait, la coque tanguait et le père râlait pour le principe.  

A l’arrivé, la mère décadenassait la porte grise et vérifiait si rien n’avait été chapardé. D’un regard aigu, elle repérait le brasero bricolé qui mettait des heures à s’embraser, la poche d’eau douce qui se réchaufferait au soleil, les quatre matelas protégés par des moustiquaires.

Au sol quelques paires de claquettes, au mur, accrochés à des clous, les maillots usés. Voilà tout ce dont ils avaient besoin.

Il faisait chaud. La mère s’entêtait bien à vouloir les faire se couvrir la tête mais elle abandonnait assez vite, personne ne s’en souciait. Les corps étaient tannés depuis longtemps. On ne craignait pas grand-chose. On pêchait à la traîne, on plongeait en apnée ou bien l’on se contentait de passer en rase-motte, tuba vissé aux lèvres au-dessus du fond sous-marin un peu inquiétant (toujours pour le petit).

Les enfants ne s’occupaient de rien. Les cahiers et les devoirs étaient oubliés, les lois furieuses qui allaient avec aussi. Deux jours d’entière liberté, deux jours voués à la nature.

Le voyage commençait au moment où la petite embarcation se décollait lourdement du ponton. Les paroles étaient remplacées par le vrombissement du moteur de la coque en plastique. Tous inspiraient joyeusement l’odeur un peu enivrante de l’essence répandue en quelques gouttes épaisses sur le sol granuleux qui brûlait les yeux (sauf le petit qui plongeait dans les jupes de la mère, suffoqué par l’écœurante émanation).

 

Ce samedi-là, dans le bleu délavé, un calao transperça le ciel alors qu’ils embarquaient dans le bateau. Le cri étrange de la bête déchira l’espace et puis s’évanouit. La mère frissonna et vérifia une dernière fois qu’elle n’avait rien omis. Les gilets, la bouée de sauvetage, l’eau si précieuse dès qu’on emporte des enfants avec soi.

 

En vérité bien lui prit de vérifier à deux fois ce jour-là la présence de la lourde bouée de plastique dur.

Le dimanche soir, le bateau heurta un bille de bois qui flottait entre deux eaux. La mère, les enfants, le père, tous eurent à peine le temps de s’y accrocher que déjà le bateau coulait.

Les mains croisées et emmêlées à s’en griffer la peau, ils dérivèrent toute la nuit, chantant, riant, pleurant, le père donnant des claques au petit pour que ce dernier ne s’endorme pas.

Au petit matin, exténués, l’eau les rejeta sur la plage.

Ils ne se donnèrent même pas la peine d’alerter les secours. Ils s’endormirent. Sans musique. Ils leur suffit une fois de plus d’être vivants ensemble. C’était ça leur petite musique. Leur petite valse à cinq temps.

 

 

 

Pour les impromptus.


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