Dans la cour de l’école, les stands semblent avoir été installés sans ordre établi. Le vent s’est levé. Juin est maussade. Je n’ai aucun mal à me déplacer dans la foule. C’est encore un peu vide. ...
Corps dégingandés, genres qu'on se donne, finesse des formes, voici au croisement du printemps et de l'été... comme ça, un jour, prendre le boitier et enfermer ce qui disparaîtra...
PS : "Croisées" est le titre de la première publication sur le myspace. 1. Ça fait quelques mois maintenant que l’on se croise. Au tout début, je l’ai à peine remarqué. Un homme parmi les autres. ...
2. Ici prendre le bus n’est pas un choix écologique, c’est une nécessité vitale. Personne ne s’amuse à le dépasser d’une foulée allongée pour entretenir sa forme comme dans les publicités qui ...
3. Je pense que je suis invisible pour lui. C’est un homme simple. Depuis le début de la semaine, il porte le même imperméable gris, un peu froissé. On est en période hivernale. Il ne fait pas ...
4. Notre itinéraire se poursuit. On longe le grand boulevard. Aux abords des quartiers résidentiels, les premiers passagers abandonnent le bus. Les paupières font un minimum de mouvements pour ...
5. C’est un bouquet d’odeurs qui m’accueille. Ça sent le charbon un peu mouillé, le bois fumé, la cigarette froide. L’imperméable semble avoir absorbé tout ce qui peut se consumer sur cette terre. ...
6. Autour du bus immobilisé, la foule observe ce qui risque d’arriver. Les vendeurs de rue ont quitté leurs étalages. Les marchandises sont rangées en petits tas le long de la route, abandonnées à ...
Le vieillissement n’est pas une bonne chose. Il n’y a aucune sagesse à accepter de vieillir. Aucun éclat, aucune gloire, aucun prestige, Tout simplement parce qu’on n’a pas le choix Avant ...
C'est la quantité d'amour reçu dans son enfance qui nous permet d'aimer. Plus on a été aimé, plus on est capable d'aimer... et inversement. copyright (c) Soleildebrousse
C'était un soir. Dans le grand silence de la nuit d'été, le message est arrivé. Il était court et interrogatif. Quand il l'a vu apparaître dans la fenêtre bleutée, il n'a même pas sursauté. Les ...
Quand j'ai pris ce boulot, ça faisait presqu’un an que je bossais sur la commune. Parfois, je faisais les marchés, mais le plus souvent, je donnais un coup de main aux maraîchers quand c'était la ...
La dernière portière claque et la voiture démarre lentement sur la chaussée glissante. On dirait qu’ils y mettent les formes. Je me tiens au fond, plaquée contre la banquette arrière, et je croise ...
Aux jardins Les dernières poignées de main furent échangées, et quelques cartes de visite opportunément glissées dans les agendas encore ouverts. La réunion se terminait plus tôt que prévu. À 11 h ...
Les dernières poignées de mains furent échangées, et quelques cartes de visite opportunément glissées dans les agendas encore ouverts. La réunion se terminait plus tôt que prévu. A 11 H 30, ...
II - Le long du canal du quai la Fontaine, il choisit un petit bistrot et se dépêcha de déjeuner. La ville était encore agitée mais il savait que bientôt août viendrait modifier son rythme comme ...
III- Il n'y avait plus beaucoup de place. Il contourna une poussette qui encombrait l'étroit chemin et quand il put s'avancer, il réalisa que c'était une vieille femme. Quelques feuillets à la ...
IV- Il lui était impossible d'attribuer une cause à son malaise. Peu familier de ces changements d'humeur, il balançait une nouvelle fois sur ce qu'il devait faire. Cela pouvait sembler ...
V- Autour de lui maintenant, les bruits commençaient à s’estomper. Les promeneurs alanguis par la torpeur ralentissaient le pas. Son esprit ne discernait plus que le chuintement des arroseurs ...
VI - La journée se plissait entre activité microscopique démesurée et plage d’ennui mortel. Il lui était simplement et formellement interdit de toucher aux lauriers-roses. Soucieux de ne pas ...
Aux jardins, les statues regardent passer les hommes... parfois par dépit, ces derniers les déboulonnent mais à l'égal des mots qui sans cesse, se reforment, les statues poursuivent leur vie sous ...
Quand Marie était petite, elle consacrait un temps fou à faire ce qu'on appelait, à cette époque-là, son examen de conscience. Tous les soirs, et peut-être aussi tous les matins, elle passait en ...
A l’inverse de ce que représente le cheminement chaotique de chaque jour de sa vie, voilà donc qu’il lui semble que chacun ici paraît savoir exactement ce qu’il doit faire ou ce qu’il a à dire. ...
Les images sont dans nos mémoires. Nos mémoires, comme des trous dans lesquels viennent se nicher les petits oiseaux. C'est plein de brindilles, là-dedans... prêtes à brûler au moindre éclat de ...
Les pavés sont luisants. Ici et là, de petits éclats de granit captent son regard. Les yeux rivés au sol, elle progresse. Parfois, son talon s’enchâsse entre deux aspérités et elle manque tomber. ...
Ce à quoi je pensais en fait, c'était aux signes que consciemment ou inconsciemment celui qui parle envoie à l'autre. Ainsi me semble-t-il qu’on me rappelle sans cesse au principe de réalité quand ...
Je suis comme ça. La première fois que j'ai compris ce que je pouvais faire avec, je me suis trouvé stupide devant mon écran. Elle était là, la solution. J'allais enfin vraiment pouvoir être celui ...
Je savais un peu écrire, alors j'ai bidouillé à partir de souvenirs. On a tous des trucs dans nos mémoires qui nous appartiennent plus ou moins. Si ce n'est toi, c'est donc ton frère, comme on ...
Mords le ventre, mords Presse-toi contre celui que tu désires Avant qu'à tout jamais la mort- ton bel amant - emporte Et écoute naître le venin du plaisir Pince le ventre, pince Etire les fibres ...
Aquariums sans fond au travers desquels nous pouvons apercevoir les dessous de nos consciences atrophiées, ils échappent à toute forme de censure. Comme de modernes bolides de foire, ils nous ...
Sous le cerisier, le 1 mai 2008. Mon amour, Voici revenu le temps des cerises. Je suis allongée sur l'herbe. Mon dos douloureux repose mollement sur un coussin de soie. De cette soie si rare et si ...
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